Notre mission : accélérer la transformation du réseau de chaleur et répondre aux enjeux de transition énergétique

En décembre 2025, la Ville de Paris choisit de confier la concession de son réseau de chaleur urbain, exploité depuis 1927 par la Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain (CPCU), à l’opérateur économique composé de Dalkia, Eiffage et RATP Solutions Ville, au terme d’une procédure d’appel d’offres lancée en 2023.

En avril 2026, la Ville de Paris signe le nouveau contrat de concession avec la Société d’économie mixte à opération unique (SEMOP) associant la Ville de Paris, la Banque des Territoires et l’opérateur économique.

Aujourd’hui, sous l’identité Énergies du Grand Paris, nous sommes fiers de prendre le relais du premier réseau de chaleur français, pour accélérer sa transformation et répondre aux enjeux de transition énergétique.

Un siècle d’histoire et une trajectoire ambitieuse d’ici 2051

Le 1er janvier 2027 marque un passage de relais historique entre la CPCU et Énergies du Grand Paris, première étape d’une trajectoire de 25 ans pour transformer le réseau, et contribuer à lutter à la fois contre le réchauffement climatique et la précarité énergétique.

Le réseau de chaleur urbain
Frise chronologique de l’histoire du réseau de chaleur parisien – une description détaillée est disponible ci-après

La frise présente les principales étapes de l’histoire du réseau de chaleur parisien :

10 décembre 1927 : naissance de la Compagnie française de chauffage urbain, future CPCU, sous l’égide de l’ingénieur Gaston Gourdeau et de la holding Empain.

1er octobre 1930 : mise en service du premier tronçon (946 mètres) du réseau de chaleur urbain de Paris.

1930-2026 : la CPCU exploite le réseau et fournit les besoins de chauffage et d’eau chaude de la métropole parisienne.

1er janvier 2027 : Énergies du Grand Paris prend officiellement le relais de la CPCU, avec pour objectif de poursuivre la mission de service public tout en transformant le réseau.

2051 : objectif d’un réseau plus performant, plus résilient et plus étendu, ayant supprimé sa part de gaz afin d’atteindre ses objectifs de neutralité carbone.

Une ambition renouvelée avec des fondations solides 

Pour relever les défis à venir, de nouveaux moyens sont mobilisés avec : une nouvelle entreprise, une nouvelle gouvernance, une nouvelle identité et une ambition renforcée.

Ces changements s’appuient sur des fondations solides qui, elles, restent les mêmes : le service public, les équipes, l’expertise et les abonnés.

Découvrir nos engagements

Décarboner et transformer le réseau : les bénéfices attendus

Chiffres clés et objectifs d’Énergies du Grand Paris – une description détaillée est disponible ci-après

Le visuel présente les principaux objectifs d’Énergies du Grand Paris concernant les abonnés, le réseau et les investissements.

Abonnés : près de 70 % des abonnés bénéficieront d’une baisse tarifaire. L’objectif est de raccorder 40 % de nouveaux abonnés supplémentaires d’ici 2051.

Réseau : les émissions de CO₂ doivent être divisées par deux dès 2034. La part d’énergie renouvelable et de récupération (EnR²) doit atteindre 76 % en 2034, contre 50 % aujourd’hui. Le réseau doit également être étendu de 200 km supplémentaires d’ici 2051.

Investissements : 3,4 milliards d’euros d’investissements sont prévus sur 25 ans.

La baisse tarifaire annoncée est indiquée hors impact conjoncturel de la crise du gaz liée à la situation géopolitique au Moyen-Orient.

Notre trajectoire d’ici 2051, en quelques chiffres clés

Objectifs de développement et de transformation du réseau d’Énergies du Grand Paris – une description détaillée est disponible ci-après

Le visuel présente les principaux objectifs de développement et de transformation du réseau d’Énergies du Grand Paris.

Le nombre d’abonnés doit passer de 6 330 à 9 100, soit une augmentation de 43 %. 40 % des nouveaux abonnés seront raccordés en « zones blanches ». Le nombre d’équivalents logements chauffés doit passer de 450 000 à 720 000.

Les effectifs doivent évoluer de 550 à 617 collaborateurs au statut IEG. La puissance installée doit passer de 3 500 à 4 134 MW.

Le réseau vapeur et eau chaude doit passer de 534 km à 750 km à terme, soit une augmentation de 40 %. Les objectifs environnementaux prévoient une réduction de 50 % des émissions de CO₂ dès 2034 et une augmentation de la part des énergies renouvelables et de récupération (EnR²) dans le mix énergétique, de 50 % à 76 %.

Deux projets structurants sont prévus pour atteindre ces objectifs : Thermo sur Seine, avec la création d’une chaufferie CSR à Vitry-sur-Seine (94) et de sa plateforme fluviale à Ris-Orangis (91), ainsi que le déploiement de 8 sites de géothermie dans Paris intra-muros.

Près de 3,4 milliards d’euros sur 25 ans seront portés par la SEMOP pour atteindre les objectifs de verdissement et de développement du réseau.