Énergies du Grand Paris : le plus grand réseau de chaleur urbain en France

Plus de 500 km de canalisations souterraines alimentent 6 000 bâtiments (musées, hôpitaux, écoles, bureaux, résidences privées, etc.) pour chauffer près d’un million d’habitants à Paris et dans 16 communes limitrophes.

Le réseau de chaleur urbain grand parisien, c’est quoi ?

Créé en 1927, ce réseau est le premier réseau de chaleur urbain de France et l’un des plus importants réseaux vapeur d’Europe.

Cette infrastructure est composée de plus de 500 km de canalisations souterraines qui alimentent plus de 6 000 bâtiments, dont :

  • 1 200 bâtiments publics,
  • près de 600 établissements scolaires et administratifs,
  • 100 % des hôpitaux publics parisiens.

Soit 450 000 équivalents-logements.

Parmi eux, figurent des lieux emblématiques à Paris (l’opéra Garnier, la BnF, la cathédrale Notre-Dame, etc.) et aussi dans les communes limitrophes (l’Hôtel de Ville de Vitry-sur-Seine, la Tour TF1 de Boulogne-Billancourt, l’hôpital AP-HP du Kremlin-Bicêtre, etc.).

Ce fonctionnement collectif en fait un outil essentiel pour accompagner la transition énergétique à l’échelle métropolitaine.

Habiter, apprendre, soigner ou travailler : nous devons adapter notre service aux besoins de chaque abonné, avec une même exigence de qualité, de proximité et de continuité. Des écoles aux hôpitaux, des logements aux entreprises, tous partagent un même réseau sans partager les mêmes attentes.

Un chauffage collectif à l’échelle des 17 communes qui en bénéficient

9 sites de production et 3 unités de valorisation énergétique alimentent le réseau 24h/24 et 7j/7, sous forme de vapeur ou de boucles d’eau chaude (BEC). En 2024, 15 % de l’énergie distribuée par le réseau est consommée par d’autres communes que Paris.

 

Les avantages d’être raccordé au réseau de chaleur urbain grand parisien

Diversifier les ressources, réduire les émissions de CO2 et produire une chaleur abordable dans la durée.

Pour remplacer la part du gaz fossile qui représente encore près de 50 %, nous allons diversifier le mix énergétique avec, plusieurs sources d’énergies renouvelables locales et de récupération.

En diversifiant les sources d’énergie du réseau, nous diviserons par deux les émissions de CO2 d’ici 2034. Nous allons réduire la dépendance du réseau aux fluctuations du prix du gaz et assurer aux abonnés une chaleur stable dans la durée. Cela permettra aussi de réduire fortement le recours aux énergies fossiles, de diviser par deux les émissions de CO2 d’ici 2034 et de produire une chaleur stable dans la durée.

La géothermie est d’ailleurs une ressource clé de la transition : 10 doublets de géothermie seront déployés sur 8 sites situés dans Paris pour produire environ 1 TWh de chaleur par an, soit l’équivalent de 14 % de la chaleur du réseau.

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